Instruction branlette monaco escort

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Nul doute que ces derniers Bourbons couronnés ne l'accueillissent à bras ouverts. Enfin, dernier espoir, il restait l'Angleterre dont les voiles sillonnaient la Méditerranée, et qui certainement recevrait généreusement une victime de Napoléon. La Reine aimait ainsi à se recueillir avant d'agir. Elle ne sortait presque jamais de sa maison, car, hors de chez elle, elle retombait sous la surveillance tatillonne et mesquine d'agents subalternes.

Elle avait beau se raidir dans un silence méprisant, elle ne pouvait plus vivre à Nice. Il lui fallait à tout prix la liberté. Le zèbre ne se défait pas de ses zébrures. La petite ville d'Excelsior, en Géorgie, bourgeonne humblement autour d'un croisement de routes celle qui, du nord au sud, va de Caroline en Floride et celle, plus fréquentée, qui, d'est en ouest, conduit de Macon à Savannah et à la mer.

Là, dans une maisonnette en briques industrielles, entourée d'un mur de crépi espagnol par dessus lequel des. Les registres d'état-civil portent après le nom de Victor Bloom le C qui signifie couleur, en opposition au W auquel ont droit les Blancs.

Celui-ci est l'orgueil des siens. Il a servi en France en Il est co-directeur d'une agence. Signe d'affranchissement, à dix ans, il se faisait déjà la raie. Aujourd'hui, il porte une petite moustache conquérante, à la Zorro.

C'est dimanche, après déjeuner. Le garage des pompes funèbres est fermé. Derrière les portes, attendent les corbillards drapés, noirs, argent, incrustés de miroirs, et les carrosses automobiles à plumes d'autruche, pour enterrements riches.

Victor Bloom, en manches de chemise relevées par des élastiques, visière sur le front, prend son café. La tante est en faction, assise à l'entrée de la maison, sur l'escalier de bois, tenant en un très ancien geste créole, la porte entr'ouverte et la jalousie rabattue sur soi, comme un vêtement. Toute cassée, le madras autour de la tête, le.

Les femmes causent à voix basse dans le salon, d'une laideur riche, mangé par l'humidité, sur les murs duquel gondolent des modèles d'urnes et des images de piété. Personne ne joue jamais du piano mécanique. Octavius Bloom est signalé au coin de la rue.

Ënervement, agitation; les mouches deviennent insupportables; une paire de ciseaux tombe. Un sacré Yankee, que je ne connais pas, vient de me rentrer dedans au coin de la rue Goethe prononcez Girtie St. Il était saoul comme une bourrique. Il commença par s'excuser. J'ai voulu expliquer que l'homme avait bu, la foule, tu penses bien, m'a donné tort; c'est devenu mauvais; 1.

Et dire qu'à New-York, la statue de la Liberté est noire 1. Ce n'est pas la peine d'avoir eu tant de succès au mardigras comme roi des Zoulous 1 Le carnaval passé, l'argent dépensée les gens amusés, on n'est plus qu'une ordure. Oui, mais pendant vingt-quatre heures, rappelle-toi qu'Octavius a régné sur Excelsior tout entier; repartit la tante. Comme après chaque affront, on reprit la question mille fois discutée, depuis des années retournée en tous sens dass' les conciliabules secrets de la famille.

Pourquoi pas, puisque le hasard avait fait les enfants presque tous blancs? Entrer enfin dans l'autre camp, se risquer au coeur de la contrée interdite, rejeter derrière soi le passé, la vieille peau. Devenir un Blanc 1 En dehors de l'Amérique, en dehors du Sud, en dehors d'Excelsior, personne n'eût songé à considérer les Bloom comme Noirs. II faudrait s'enhardir, oser, sortir d'ici; mais la sujé". A New-York, on n'est pas encore assez sûr de soi.

A nouveau, ce sera l'isolement, le ghetto noir. Ce qui rendait du courage à M. Victor Bloom, c'était de regarder ses enfants Octavius était un vrai Américain, avec des épaules larges, les cheveux encore crépus, mais blonds.

Un seizième de sang africain, au plus. Poolie, était tout à fait claire, nez presque aquilin; et si cultivée! C'était l'honneur de Straight College, N. Sont-ils bêtes, les gens, avec leurs histoires de cheveux crépus. C'est la chaleur qui les fait gondoler! Et ces attaches minces, presque friables, les mains longues qu'on nous reproche, ne sont-ce pas des signes de race?

Seule, la tante se montrait pessimiste. Vous direz ce que vous voudrez. Nous sommes colorés; notre nom de famille est juif; notre religion, catholique. Avec tout ça, comment voulez-vous échapper au Klan? Victor Bloom poursuivait, avec cette lente et lourde façon des Noirs de broyer leur pensée. Aucune damnée chance pour un Noir, par ici. II y en a d'autres qui l'ont fait avant toi.

Dans le Nord, dans l'Ouest, ça se voit tous les jours, à ce qu'il paraît. C'est une question de climat; plus tu iras vers le Nord, plus toi et les enfants qui naîtront de toi deviendront blancs. D'abord, où vont les deux cent mille Américains de couleur qui, à chaque recensement, ont disparu, je te le demande. Ont-ils été faire un petit voyage en Afrique?

Pas souvent 1 Ce qu'il faut, observa Octavius, c'est bien prendre son élan et ne pas rater son coup. Tu peux compter sur notre silence et sur notre aide. Il y aura pour toi cinq cents dollars par mois à la banque pendant un an, répondit le père. Va 1 Étudie ton terrain. Nous, les vieux, nous avons le cuir trop boucané pour nous permettre de vous suivre. Du fond de son lit, la mère Bloom avait tout entendu. Cette figure de cire jaune dont le turban quadrillé de violet, qui avait glissé, laissait voir les cheveux courts et frisés, se dressa dans sa cage.

Octavius fera fort bien de prendre le large, dit-elle en un français parfait, avec une jolie voix cassée de vieille créole. Que de fois monsieur Périer, mon cher père, m'a-t-il conseillé de demeurer à la Nouvelle-Orléans et de ne pas venir m'enfermer en Géorgie!

Petite plage du Delaware. Rien des effroyables baignades de Newport et d'Atlantic City, le sable disparaissant sous les corps allongés côte à côte, comme aux tableaux de chasse, la mer salie de suie encombrée de radeaux, de ballons, de périssoires, sans la place pour piquer une tête.

Au Cornelius Hôtel, une bonne société bourgeoise, des familles de fonctionnaires, venues de Was hington, le haut commerce, des éleveurs du Kentucky, des juges virginiens.

Comme disaient les affiches de terrains à vendre Bon ton. L'aristocratie à la mer. Octavius Bloom habitait là depuis deux mois. Entre temps, Octavius s'occupait de lotissements côtiers et de ventes d'immeubles. Au bout d'un an, il fut, sur la plage, un personnage. Il gagnait beaucoup d'argent. Alma et Poolie connurent à leur tour les flirts, les couleurs vives et les boissons fermentées. Elles oublièrent rapidement leur arrivée timide dans des manteaux en faux léopard, leur vilain chapeau de velours rouge avec une rose d'or et leurs bas de coton rose.

Elles étaient blanches, infiniment blanches, très parfumées, tandis qu'Octavius préférait le hâle marin, plus naturel. Poolie se laissait aller à une drôlerie de gestes, de mots qui enchantèrent.

La vieille tante pn. Fini Excelsior; finies les avanies! Nous voyageons en puumann et le nègre porte nos valises. Le thé chez le juge et Mrs Mac Klem, de Mac Klem Lodge, famille de vieille souche qui, du haut de Forest Hill, surveillait la plage, la morale et les bains, consacra la situation des Bloom.

Ces retraités sévères étaient les chefs de la petite colonie provinciale qui vivait toute l'année à Cornelius Creek, Mrs Mac Klem avait connu jadis, à Boston, des Bloom,. Octavius fit allusion à une branche cadette. Il venait d'acheter un terrain sur la hauteur, dans d'opportunes conditions, et projetait maintenant de faire construire.

Dans une conversation qui n'engageait à rien, il envisagea même avec le juge la possibilité de réunir des fonds pour un casino sur le modèle européen et un country-club. Les Mac Klem avaient un fils, étudiant à Harvard, qui ne quittait plus Poolie.

Il faut avouer qu'elle devenait belle. Les Africains ont des jours fétiches où l'on se peint le visage de divers tons; pour les demoiselles Bloom, tous les jours de Cornelius Creek étaient fétiches et les trouvaient fardées.

Leur corps ne roulait plus, les cheveux roux décrépelés ne se couchant cependant pas ibout à fait, et se tenant encore un peu raides, comme du chaume , elles dansaient le charleston mieux que personne.

Le plaisir faisait monter à leur joues des couleurs jusque-là inconnues. Elles portaient des maillots de bain de teintes vives. Les photographes en plein vent n'avaient d'objectifs que pour elles. Leur grâce dans l'eau était telle que, lorsqu'elles flottaient, chaque vague paraissait un hamac. Je n'avais jamais remarqué que tu eusses un tel grain de beauté sur la nuque, fit-il, attentif comme une mère de débutante.

Ce devait être l'avis du jeune Mac Klem qui vint les retrouver pour le bain, comme chaque jour. Quelques jours plus tard, Octavius, de nouveau, s'étonna.

A n'en pas douter, la tache qu'il avait remarquée chez Poolie était toujours là, et même elle semblait gagner le cou, attaquant le bas du visage. C'était une large marque d'un bistre très doux, fondu dans le blanc du reste de l'épiderme et qui s'y dégradait. Il prit Alma à part et lui fit part de son inquiétude.

Mais, répondit celle-ci, Poolie se hâle, simplement. Le soleil d'octobre ne brunit plus.. Octavius, rassuré, n'y pensa plus. Or, au début de novembre, un soir, à dîner, chez les Mac Klem, positivement il reçut un choc. Dans l'éclairage violent de la nappe et l'éclat d'une robe de lamé, il en eut la certitude, la figure de Poolie s'embrunissait. C'était comme une éclipse légère, un peu mauve aux joues, un ton chamois aux tempes et à la nuque, qui montait du cou, gagnant maintenant le visage.

Chose plus curieuse, les traits eux-mêmes semblaient s'altérer. Le nez perdait de sa solidité aiguë, la bouche prenait du relief; un air indéfinissable d'exotisme, qui ajoutait d'ailleurs à son éclat, transformait Poolie. Elle le remarqua, rougit très fort. Ils venaient de chez les Mac Klem. Octavius avait été rentrer sa voiture au garage. En brute, il frappa du poing sur la table. Il n'y a pas à sortir de là, ma chérie, continua-t-il, s'adoucissant.

Il faut que tu partes! Si tu ne retournes pas à Excelsior, tout est fmi. Un an d'efforts gâché! Depuis que tu t'es mis ça dans la tête, Octavius.

Quand je te dis que c'est mon blanc virginal qui s'en va. Ce n'est pas vrai! Ce soir tu n'as-pas dansél La vérité, tu la sais, et Alma la sait, comme moi, en attendant que tout le monde aussi la sache. Tu re-tour-nes au noir!

Ton cas n'est pas unique, si ça peut te consoler. La peau, ça naît et ça meurt. Ce n'est pas ta faute. Personne ne peut être sûr de sa peau 1.

On voyait en effet son dos, sous la lampe, avec la colonne vertébrale déjà plus brune, les épaules d'une demi-teinte chaude, lavée encore, faible en couleur; autour du cou, l'épi derme se truitait, comme une porcelaine; quant au visage, il tournait au beige mordoré. Je ne veux pas aller vivre à Excelsiorl D'abord, je suis fiancée 1. Si nous prenions une bonne très noire pour servir à table et montrer combien nous sommes clairs?

Je ne veux pas quitter Bobbie! Et nous faire lapider, tremper dans le coaltar, enduire de plumes? Et le feu à la maison, est-ce ça que tu veux? Et les vieux qui mourront de honte, là-bas? Ça va empirer, répliqua férocement Octavius. De panaché, Poolie va tourner au marron, du marron à la suie. Je vous dis que j'ai déjà vu le cas à l'asile Tommy Lafon, à la Nouvelle-Orléans. En attendant, Poolie me fera le plaisir de ne plus sortir. On lui apportera ses repas dans sa chambre, quand il y aura du monde.

Son frère la séquestre. Il s'agit d'un héritage. On dit qu'elle est devenue folle. En tout cas, fit sévèrement Mrs. Mac Klem, -Bobbie est retourné à Harvard; il m'a formellement promis de ne pas lui écrire et de l'oublier.

La vérité est une fièvre épidémique. Dès Noël, tout Cornelius Creek savait. On commença par dire que les Bloom étaient des Italiens, des indésirables, des communistes. Puis enfin qu'ils étaient des nègres, de sales nègres qui s'étaient poussés dans la meilleure société! Tout de même 1 prendre Cornelius Creek pour un village à esclaves et la villa résidentielle des Mac Klem pour une plantation, c'était fort 1.

Des parents qui sans doute ne peuvent même pas signer leur nom. Et ça avait une auto! Et catholiques par-dessus le marché! Il n'y a plus qu'à plier bagage, gémissait la tante, terrorisée, qui se souvenait'du Sud et de ses arbres à pendus. Aima aurait bien voulu retourner simplement à Excelsior dans sa petite chambre qui donnait sur le garage aux corbillards. Elle regrettait la Géorgie, ce ciel pur, presque africain, les cippes et les poêles drapés de deuil, les palmiers.

Poolie pensait aux heureuses années de Straight College, à ses succès, à l'odeur sulfureuse de la classe de science appliquée, aux bonnes soeurs; il lui semblait entendre encore le tapage des garçons jouant au base-ball dans la cour et le. Maintenant, cela ne pouvait plus faire de doute pour personne, elle était redevenue une vraie mulâtresse. Quelle étrange caprice avait eu son corps en régressant ainsi? Par quelle combinaison ambiguë son frère.

Mystérieuse alchimie du sang. Fallait-il la tenir pour responsable de l'enchevêtrement des races, et, derrière la race, des passions qui avaient causé cet alliage, cet obscur travail des cryptes de la peau? Un à un, les fournisseurs refusaient, sous des prétextes divers, de monter à la villa.

Presque chaque matin, lui arrivait anonymement l'ordre d'avoir à quitter le pays. Puisque c'est comme ça, non seulement je ne partirai pas, dit Octavius, mais je vais faire venir les vieux.

Et il télégraphia à Excelsior, à M. Victor Bloom qui venait justement de vendre son fonds. II mit des annonces pour se procurer du personnel de couleur. Il affecta de se montrer en public et, quand on refusa de le servir au restaurant, se réclama devant les tribunaux de l'Acte des Droits Civils. La race caucasienne considéra cette attitude comme une insulte.

La villa eut ses carreaux cassés à coups de briques et de browning. Les Bloom tenaient bon. Ils se rendaient à l'aube à Baltimore et en rapportaient des Drovisions. Un jour, en rentrant, ils trouvèrent leur demeure mise à sac. Alors ils ne sortirent plus, firent leur glace eux-mêmes, vécurent des produits de leur basse-cour. Ils restaient cois, derrière leurs stores baissés, mais ne cédaient pas.

Ce qui les sauvait, c'est que Cornelius Creek n'a pas de faubourgs populaires et que les fureurs d'une foule n'y sont pas à craindre. Le juge Mac Klem et ses amis, des vieillards, se contentaient de tendre le poing, de loin.

Cela dura ainsi tout l'hiver. Au printemps, la valeur des terrains baissa. Comme chaque fois que des gens de couleur réussissent à s'installer dans le voisinage des Blancs et refusent de quitter la place, les Bloom faisaient le vide autour d'eux. Au début de l'été, l'on apprit que Mac Klem Lodge était à louer le juge et sa femme évacuaient le pays.

Cela jeta le désarroi dans le camp ennemi. A l'automne, tout Forest Hill était à vendre. Octavius put acquérir à vil prix les terrains voisins. Il alla à New-York, vit du monde, exposa habilement son projet de création d'une station d'été réservée aux Noirs,. Les nouveaux riches de Harlem, le petit commerce de la Ceinture Noire, à Chicago, qui, depuis la prohibition a pris le goût de placer ses économies dans des spéculations de terrains, se laissèrent séduire.

La Crise, le grand organe de couleur, se montra favorable à l'entreprise et la soutint par une campagne financière. Maintenant, Octavius Bloom est un boss. Il fume dès le matin des cigares du Texas. Il a acheté Mac Klem Lodge. Poolie est mariée à un avocat de la NouvelleOrléans.

La vieille madame Bloom, négresse madrée que la civilisation du Nord n'étonne pas, vit encore. On l'entend, de son lit, le matin, chanter d'anciennes chansons créoles, entre autres Ah! C'est la complainte d'une mulâtresse qui voudrait devenir blanche mais qui ne trouve pas le bon savon.

II y eut, pour la politique d'expansion française en Europe sous Napoléon, deux champs d'action différents et, en quelque sorte, opposés et contrastés le Nord et le Midi. D'autre part, tout ce Midi, si proche et si facilement attiré dans le sillage français, restait accroché de tradition à ces dynasties bourboniennes qu'il fallait déraciner pour implanter la dynastie nouvelle. Tout attirait Napoléon vers les problèmes du Midi.

La République avait déjà fait sienne l'Italie. Napoléon n'avait qu'à accrocher ces créations fragiles à sa politique générale. Or, la politique italienne de Napoléon est subordonnée précisément, comme sa politique générale, aux considérations militaires. S'étant trouvé dans la nécessité d'aller, de sa personne, prendre le commandement en Allemagne et d'y relever, en quelque sorte, son rival, Moreau, il n'en considère pas moins le front d'Italie comme d'une importance capitale contre l'ennemi commun, l'Autriche.

Il l'avait bien prouvé à Rivoli; il l'avait bien prouvé à Marengo; et, à Essling, il avait eu l'inquiétude de la défaillance du front italien. Sans cet appui, qui, de plus, lui donnait des ouvertures sur l'Adriatique et sur l'Orient, il ne pouvait venir à bout de ses grandes tâches européennes.

La nécessité militaire domine donc la politique italienne de l'Empereur. Rien n'explique mieux cette préoccupation que l'expression globale qu'il emploie couramment l'Italie.

Déjà, à Lyon, écartant le nom de Cisalpine, il avait, ainsi, introduit dans le langage politique une unification verbale d'un immense avenir. Cette belle contrée, matrice des grandes choses européennes, en proie à une déliquescence de petites souverainetés pourrissantes, rien qu'en la nommant, il en. Le nom de royaume d'Italie que Napoléon impose ensuite à la souveraineté nouvelle créée dans cette partie de la péninsule, réunie, en tant que co-État, à la personne impériale, prouve que le chef militaire tient à garder toutes les possibilités péninsulaires dans la main.

L'Italie, aile droite dé la Grande Armée, faisant bloc stratégique contre l'ennemi commun, telle est sa conception maîtresse. Cependant, quand l'homme de guerre a observé l'Italie de plus près, qu'y a-t-il vu? Cette terre, bourrée et labourée de grandeurs, devenue le pandoemonium de toutes les paresses. Cette Italie abattue, il l'a traitée avec une sévérité sans égale, il l'a fouaillée au sang, mais, par lui, elle s'est relevée.

Et, ainsi, il a prouvé qu'il l'estimait plus que n'avaient fait ses maîtres; il la prenait dans ses bras et l'arrachait à la boue où elle s'enlisait voilà en quoi il fut un grand Italien et paya sa dette à ses origines.

Mais c'est une erreur de dir. Il rejetait l'idée de tout rapprochement, même simplement verbal, avec les Empereurs romains. Mieux que personne, il savait que sa force était en France et que, sans a France et sans la Révolution, il ne pouvait rien en Europe ni même en Italie.

Le moins systématique des hommes, il n'avait, au sujet de l'Italie, aucun système préconçu il hésita toujours sur ce qu'il devait faire de Rome et ne se prononça pas. Mais ce qui est certain, c'est qu'il écartait, d'instinct, tout ce qui pouvait 1.

Napoléon se contenta de répondre qu'il ne pouvait rien pour les Italiens, qu'il leur conseillait, sinon la soumission, du moins la patience, et que, pour s'armer et se montrer, ils devaient attendre que la France fût disposée à les soutenir et leur donnât le signa]. Donc, tout par la France, rien de possible sans elle. La France était, dans sa pensée, la grande nation militaire, une nation de cadres, seule capable de lui fournir les chefs, les soldats, les administrateurs et les hommes à idées, les gens de main dont il avait besoin et, dans tous les genres, les meilleurs.

La France à cette époque, et depuis l'explosion révolutionnire, déborde sur l'Italie, c'est encore un fait dont il faut tenir compte. Faut-il négliger les lumières et le lustre qu'ont jetés sur l'Italie, un Paul-Louis Courier, un Stendhal et tant d'autres humbles officiers qui, avec cordialité, finesse et urbanité, mettent tant d'avenir intellectuel dans les relations entre les deux pays?

Une conversation chez la duchesse d'Albany, une lettre de Sismondi à la même duchesse, une Promenade dans Rome, l'esquisse d'un chapitre de la Chartreuse de Parme, tout cela est d'une portée européenne immense et prépare le monde aux grandes résurrections. Madame de Staël, où couronne-t-elle Corinne? Chateaubriand, où promène-t-il les dernières heures de madame de Beaumont?

Pauline, à qui confie-t-elle le modèle d'un corps fait pour le marbre? Madame Récamier, où se réfugie-t-elle? Quiconque n'a plus de lien dans la vie doit venir demeurer à Rome. Là, il trouvera pour société une terre qui occupera ses réflexions et occupera son cceur et des promenades qui lui diront toujours quelque.

La pierre qu'il foulera aux pieds lui parlera, la poussière que le vent élèvera sous ses pas renfermera quelque grandeur humaine'. La vie frappe aux portes des tombeaux et y ré veille l'avenir. Goethe et Byronyont passé -et avec quel retentissement! Ampère trace ses Portraits de Rome à différents âges. Les ingénieurs eux-mêmes, en écartant les ruines pour y élever des édifices dignes de l'antiquité, y cueillent quelque fleur de poésie. La campagne romaine, écrit M.

Sa monotone grandeur frappe et élève la pensée. L'architecte Leblanc retraduit, dans une langue admirable, le Songe de Polyphile qui a inspiré la Renaissance du xvis siècle et qui inspire la Renaissance davidienne. Avant un demi-siècle, les fils de la génération de arracheront à l'incubation de l'histoire une Italie nouvelle. Ces Italiens se retrouveront près des Français avec la même intelligence du grand de la civilisation. C'est l'écrivain adéquat à Rome, Chateaubriand, qu'il faut encore citer Les Français, en traversant Rome, y ont laissé leurs principes c'est ce qui arrive toujours quand la conquête est accomplie par un peuple plus avancé en civilisation que le peuple qui subit cette conquête, témoin les Grecs en Asie sous Alexandre, témoin les Français en Europe sous Napoléon.

Bonaparte, en enlevant les fils à leurs mères, en forçant la noblesse italienne à quitter ses palais et à porter les armes, hâtait la transformation du génie national. Nous sommes ramenés à Bonaparte et à la dure contrainte.

A partir de juin , ce travail d'organisation est suivi avec un soin minutieux par l'Empéreurl. La place d'Alexandrie est, pour lui, le camp retranché des Alpes; il n'est pas une semaine où il ne tourne son attention de ce côté. Il signe, pour la première fois, du nom de Napoléon, les mesures qu'il prend pour réaliser son programme italien. Par contre, une de ses premières mesures est d'interdire les coups de bâton dans l'armée italienne.

Le Piémont est l'objet d'une exploitation financière rigoureuse3, mais, en même temps, la vente des biens nationaux assure au paysan l'usage de la propriété rurale, bienfait inappréciable pour ce peuple écrasé depuis deux mille ans par l'abus des mainmortes et des lati f undia. On peut dire que la marque, le sceau du système napoléonien, c'est l'établissement du Code civil,. Aussi, le peuple 1. Un tableau de l'établissement progressif du Code civil dans les pays d'Empire trouve sa place ici le Code civil est introduit dès promulgation en dans les départements de la rive gauche du Rhin.

En , également, paraissent deux traductions en allemand à Coblence et à Cologne. Après Iéna on traduisit et on répandit le Code civil. On discuta beaucoup sur le Code Napoléon et sur le Code Frédéric. En juillet , le Code civil est mis en vigueur dans le duché de Varsovie. Napoléon ordonne que Bourrienne l'introduise à Hambourg et dans les villes hanséatiques à dater du 1" janvier Le Code civil est introduit à Dantzig, le 19 novembre ; Napoléon fait écrire par Champagny à Munich, au prince Primat, aux grands ducs de HesseDarmstadt et de Bade pour que des Insinuations légères et non écrites soient faites en vue de l'adoption du Code Napoléon comme loi civile.

Il s'y maintint après et jusqu'en De même dans le grand duché de Berg Schmidt, p. La grande pensée cachée derrière ce décor magnifique se découvre alors. L'Empereur prononce le fameux a Discours au Corps législatif commençant par cet appel Mes peuples d'Italie! Après avoir songé à confier la couronne à Joseph, il retient pour lui-même le gouvernement direct et nomme Eugène vice-roi. Quel choix pouvait être meilleur, plus intime?

Mais quels conseils plus adroits que ceux qu'il prodigue à son beau-fils? Dans ces instructions initiales du 5 juin, tout est passé en revue administration, finances, justice, police, ponts et chaussées, cultes, budget, domaines, instruction publique, Code Napoléon. Mais surtout, l'Empereur y vise le but commun à tout l'Empire, la mise sur pied de guerre et l'application rigoureuse de la conscription.

C'est à cela que pensait Napoléon quand, en , il disait à Sismondi, à demi-Italien Jamais mon gouvernement n'a dévie du système de la Révolution, non des principes, comme vous les entendiez, vous autres. Moi, je suis pour l'application. Égalité devant la loi, nivellement des impôts, abord de toutes les places, j'ai donné tout cela. Le paysan en jouit, voilà pourquoi je suis son homme.

Oui, populaire en dépit des idéalistes 1. Les instructions à Eugène et à Lebrun pour Gênes, ensuite à Joseph et à Murat pour Naples, sont de véritables manuels de la politique napoléonienne. On y puise une connaissance psychologique profonde de l'homme et de ses procédés gouvernementaux, avec cet art, qui n'est qu'à lui, de mêler aux exigences, aux rigueurs, à l'impétuosité du despotisme, les familiarités populaires, les largesses qui gagnent le coeur, une pénétrante compréhension et application des idées modernes à un régime abâtardi.

Il fait fleurir et mûrir soudain tout ce qu'il touche. Partout où il passe les antiques servitudes sont abolies disparition du régime féodal à Brescia; mêmes mesures à Bologne, Parme, etc. Une certaine résistance se manifeste; quelques-uns de ces députés, choisis, tolérés, font entendre de timides observations.

Mon intention est de ne plus le réunir. Ne laissez pas oublier aux Italiens que je suis maître de faire ce que je veux; cela est nécessaire pour tous les peuples et surtout pour les Italiens qui n'obéissent qu'à la voix du maître.

Le chef militaire entend se servir de ces peuples pour imposer son système; les peuples entendent se servir de la gloire du chef pour leur bonheur. Leur système, à eux, se résume en deux mots que la France se batte pour la liberté de l'Univers! J'espère qu'un commencement si heureux excitera l'émulation de la nation, et que les femmes elles-mêmes renverront d'auprès d'elles cette jeunesse oisive qui languit dans leurs boudoirs, ou, du moins, ne les y recevront que lorsqu'ils seront couverts d'honorables cicatrices.

Ceci dit, le plus délicat de la tâche napoléonienne en Italie n'est pas dans le Nord. Ici, sous la loi de l'annexion et sous la férule de l'administration directe, rien ne bouge; les trous n'apparaîtront que beaucoup plus tard. Eugène, habile et sympathique, en attendant l'heure où une nouvelle combinaison le projettera vers d'autres rivages, sait faire passer beaucoup de choses. Mais les dimcultés s'accroissent au fur et à mesure que l'influence s'allonge de plus en plus vers le Sud et que, par conséquent, le lien se distend.

La garde nationale est soumise, les curés restent dépositaires des actes de naissance je réduis le fanatisme au silence; le peuple est content, les préjugés respectés, l'opposition détruite et vos ordres exécutés. Cependant une résistance sourde des sujets se devine sous ces paroles d'obéissance rectiligne. Napoléon sait à quoi s'en tenir; il sait que l'Italie n'en est pas encore à comprendre que son intérêt particulier se fond, en quelque sorte, dans l'intérêt général.

Le remède, si l'on n'en veut pas d'autres, sera le même ici que partout officielles, entre la conquête révolutionnaire ou napoléonienne et la pensée italienne est excellemment analysé dans le beau livre de Paul Hazard La Révolution française et les Lettres italiennes. Le but est de faire, de l'Italie, un faisceau dans la main du maître de l'unité l'Empereur. Ce n'est pas, ici, le lieu de développer les circonstances qui ont amené la plus grave peut-être des erreurs de Napoléon et qui ont fait, des deux signataires du Concordat, les acteurs du drame de Fontainebleau.

Il y a, dans cette péripétie, quelque chose de si complètement illogique et contradictoire qu'il est difficile de se rendre compte, à première vue, des mobiles qui ont porté l'Empereur à l'une des plus lourdes fautes de son règne.

Les explications qui ont cours chez les historiens de Napoléon ne peuvent être que partiellement acceptées. Napoléon n'était pas un incroyant; Napoléon n'était pas un ennemi des prêtres. En France, le clergé était entré, en majorité, dans ses plans d'organisation nationale; évoques et curés avaient été ses auxiliaires les plus dévoués.

On a dit que Napoléon avait eu, toute sa vie, l'ambition de se rendre maître de Rome pour s'y faire proclamer empereur conformément à la tradition des Césars. Nous savons,par sa Correspondance, qu'il écartait avec dédain une telle pensée. Nous le voyons plutôt embarrassé du personnage qu'il jouerait à Rome s'il y faisait même une simple apparition, et c'est pourquoi il ne se décida jamais à y venir.

Il a tenu à Sainte-Hélène, un propos rapporté par Antommarchi et duquel il résulte qu'il réservait les États romains pour en faire l'apanage de son second fils, s'il en avait un autre de Marie-Louise. Cela veut dire qu'il maintenait Rome à une place secondaire dans l'Empire. Chaque fois qu'il parle de la 1.

Sans doute, ne faut-il pas faire abstraction complètement du souvenir qu'avaient laissé, dans sa jeune imagination, les procédés employés par Marbeuf, Chardon et Boucheporn, pour imposer à la Corse la politique du concordat de François 1er et de l'abolition de l'ordre des Jésuites selon les instructions de Choiseul. Consulter, à ce sujet, le très intéressant ouvrage de M.

Quand il prononce l'annexion, il fait, de Rome, la seconde ville de l'Empire et il la rattache, en termes exprès, à la France, à l'Empire français. II s'inspire des mémoires et dossiers que ses bureaux lui ont fournis, en y ajoutant le vernis et l'éclat de sa grandiloquence romantique. Or, la seule chose qu'un général ne puisse tolérer, c'est d'être tourné, d'être menacé sur ses derrières. Si l'Empereur, au moment où il s'engage à fond dans sa lutte contre l'Europe, n'est pas assuré de la Gdélité, je dirai stratégique, de l'Italie en général, des États pontificaux en particulier, tout son système est en péril et c'est ce péril qu'il entend conjurer.

La clef de sa politique romaine, comme il l'a répété à satiété, est là. L'époque à laquelle se produisit la rupture avec la papauté ne peut laisser aucun doute sur les raisons qui y portent. Précisément à cette heure, les États pontificaux, par la faiblesse du pape et par la complicité des zelanti, servent de refuge à la plus violente intrigue austro-russo-britannique. Napoléon, dont les troupes sont enfoncées jusque dans le royaume de Naples, se sent menacé d'être coupé par un débarquement ennemi à Ancône ou même à Civita-Vecchia.

Il demande au Saint-Siège de s'allier avec lui pour la défense. Napoléon est vainqueur à Austerlitz. Il s'explique de nouveau sur le ton le plus positif, j'allais dire le plus militaire, avec le Saint-Siège. Je ne toucherai en rien à l'indépendance du Saint-Siège. Tous mes ennemis doivent être les siens. Il n'est donc pas convenable qu'aucun agent du roi de Sardaigne, aucun Anglais, Russe, ni Suédois il omet, et pour cause, les Autrichiens réside à Rome ni qu'aucun bâtiment appartenant à ces puis.

En somme, Napoléon adresse au pape cette question très nette politiquement parlant et comme chef d'un État englobé dans l'Empire, êtes-vous avec moi ou contre moi? A cette question, le pape ne pouvait pas répondre dans le sens réclamé par l'Empereur, et cela pour une raison de toute force, à savoir que Rome, dans les grands conflits de peuples, surtout de peuples catholiques, est astreinte à la neutralité. Le cardinal Pacca, dans ses Mémoires, insiste sur la gravité de la mise en demeure adressée si brutalement au Saint Père.

Remarquez que la paix règne, à ce moment précis, dans les questions religieuses et théologiques et même organiques entre l'Empire et le Saint-Siège. Votre Majesté dit que nos rapports avec elle 1. Bignon, Histoire de France sous Napoléon, t. Charlemagne agrandit les possessions du Saint Père; il n'en exigea n: Tel est le point de vue romain, opposé au point de vue stratégique napoléonien il s'agit d'une question d'indépendance morale-non à proprement parler de souveraineté.

Il s'agit du temporel, assurément, mais en vue de ses conséquences religieuses et spirituelles. La liberté ne se divise pas. L'annexion des États pontificaux n'en apparaîtra pas moins, à la lumière. Du moment où Napoléon était lancé dans sa grande entréprise, il n'avait pas le choix il fallait qu'il disciplinât, d'abord, la terre.

Tout à cette nécessité, il n'a eu ni la vision, ni le souci des autres conséquences. Sur ces données, et en les rapprochant de ce qui se passe en Hollande, en Allemagne, en Espagne, on s'explique comment Napoléon, après s'en être tenu à l'occupation militaire et avoir même accepté l'idée d'une sorte de coopération gouvernementale avec le pape, en est venu à l'annexion. Le comble fut mis à son exaspération quand l'offensive autrichienne de lui eut fait courir le risque terrible.

Les armées françaises sont à Naples et'dans la haute Italie; elles se trouvent coupées par les États du Pape. La première pensée de Sa Majesté fut de laisser au Pape sa puissance temporelle ainsi que l'avait fait Charlemagne en lui demandant de contracter, comme souverain, une alliance offensive et défensive avec le royaume de Naples et celui d'Italie pour l'intérêt de la presqu'île.

De là la nécessité de l'occupation militaire de Rome. Il en résulta une source d'inquiétude et des germes de dissensions dans l'intérieur même des vastes États de S. Il pense être agréable au peuple romain en lui offrant l'égalité, la liberté, la justice, l'uniformité, l'ordre. Il ne conçoit pas que de tels dons puissent être mal accueillis. Faisant entrer la Cité éternelle dans l'Empire, il ne la traite pas comme une ville quelconque les deux départements de Trasiméne et du Tibre ne sont pas gouvernés, non plus, en pays ordinaires.

Cependant, il est deux points sur lesquels la volonté impériale ne transigera pas, car ils touchent à l'essence même du 1. H est à peine besoin de citer l'excellent ouvrage de M. Louis Madelin, La Rome de Napoléon, qui est mon guide principal dans cette partie de mon exposé. Habitué à la douceur et à la nonchalance du gouvernement pontifical, bercé dans la tradition du panem et circences les jeux étant remplacés par les pompes ecclésiastiques , il ne comprend rien ces rigueurs comptables-et à cet héroïsme encaserné.

L'exigence financière ne pouvait être satisfaite que parce qu'elle apportait, comme corollaire, la liberté du travail. Mais qu'est-ce que cette liberté pour un peuple sans besoin, sans industrie, sans travail? Quant à la leva, elle était, tout simplement, odieuse elle avait pour conséquence la fuite à la montagne, le banditisme, finalement la rébellion.

Napoléon, toujours fidèle à lui-même, ferme les couvents et dispose des diocèses. Les prêtres, les moines, tout ce qui souffre de la chute du régime pontifical, se prononce violemment contre lui. Une douleur sincère, où les sceptiques des administrations et des armées napoléoniennes ne voient que superstition, opprime les âmes.

La plainte des peuples, exagérée encore. Par le détail infini de ces misères et de ces débats, répercutés dans toutes les chaires et les confessionnaux du monde, l'annexion des États pontificaux a nui infiniment à l'autorité morale de Napoléon et à sa gloire; le catholicisme et, surtout, 1. Napoléon a, plusieurs fois, déclaré, qu'en procédant à l'arrestation du Pape, ses agents avaient dépassé ses instructions. Mais, enfin, il n'y a point de remède; ce qui est fait est fait.

Son clergé, si dévoué la veille, ne sait comment s'y prendre e pour lui rester fidèle. Tous, et Napoléon lui-même, à la fin, s'épuisent à chercher un accord, une solution à laquelle Pie VII lui-même paraît ne pas vouloir se dérober. Le fond du débat reste une question de principe la faute est d'y avoir touché.

Le chef militaire considérait ses ordres comme sans réplique; mais le chef religieux considérait son devoir comme absolu. Rome resta française jusqu'au jour où la France elle-même échappait à Napoléon. Cette mainmise d'abord simple occupation, puis annexion fut finalement, en dépit de l'irritation des peuples, un grand bienfait pour les États pontificaux eux-mêmes; elle les transforma de fond en comble.

Pour la première fois, l'État romain connut la vigilance gouvernementale; il vit s'accomplir des réformes toujours promises, toujours remises; il prit, en quelque sorte, le pas du siècle. Il est permis de penser que, sans les désastres de , la réunion des États pontificaux eût passé, malgré mille difficultés subsistantes, à l'état de fait accompli, et que Napoléon, vainqueur, eût trouvé, dans son équité bienveillante à l'égard de Rome, une solution conforme aux hautes destinées qu'il préparait à l'Italie unifiée dans l'Empire.

Le motu proprio du 6 juillet maintient sauf de légères retouches tout ce qu'avait apporté la France le Code civil, le régime judiciaire, le régime financier. On indemnisa les moines, mais sans rouvrir tous les couvents; le clergé régulier et séculier, secoué par la tempête, animé par l'exemple, se rangea aux modes de vie nouvelles, si différentes de l'indolence et de l'exigence antérieures.

Rome elle-même leva les yeux vers l'Unité italienne et se prépara, comme d'instinct, à son rôle de future capitale péninsulaire. Les autorités françaises s'étaient penchées avec un respect pieux sur les ruines tant négligées de la Rome antique; elles avaient remis à jour la figure effacée du Forum, fait ressurgir les mausolées de la grandeur romaine enfoncés sous la poussière des âges, le temple de Vos ta, celui de la Fortune virile, les temples de Jupiter Tonnant et de la Concorde, celui de Jupiter Stator et celui de la Paix; elles avaient mesuré et expliqué la colonne de Phocas, déblayé le sol vénérable de la Voie Sacrée.

Sur la colline du Quirinal, le palais et les jardins. A la villa Aldobrandini, Miollis avait donné des fêtes inoubliables et fait peindre la première fresque du jeune Ingres.

Les quais du Tibre se construisaient; l'Empereur, toujours attentif à ce genre de travaux publics, avait conçu le projet d'un canal qui devait rendre le Tibre navigable et faire, de la x seconde ville de l'Empire N, ce que l'antiquité elle-même n'avait pas connu, —un port maritime. Avec mille autres améliorations poussées jusqu'au plus scrupuleux détail, police, prisons, chaussées, pavage, jardins, voilà ce que la main française avait accompli en trois ans.

La dimculté du commandement s'accroît par la distance. L'ordre s'épuise en se transportant. La partie lâ plus ardue du problème italien fut, pour l'Empereur et pour la France, le sort de la péninsule extrême, le royaume de Naples. Le flux et le reflux des différentes dominations européennes en cette pointe éloignée avait été, de tous temps,. La terre, la mer, qui se disputent ces côtes, opposent séculairement leurs politiques rivales. Déchiqueté et volcanique, ce cap, battu des eaux, est ébranlé, depuis les temps de Rome et de Carthage, par les grands coups de l'lùstoire.

La conquête révolutionnaire française avait pénétré, une première fois, jusqu'à l'extrémité de la botte; il faut lire, dans les Mémoires du général Thiébault, l'émouvant exode de la première occupation française, celle qu'honora le commandement de Championnet et qui, malgré tant de bienfaits, dut se replier sur des confins plus proches, en raison de l'impéritie et de la corruption du Directoire.

Après Marengo, quand les positions abandonnées furent reprises, le Premier Consul laissa la solution politique en suspens. Empereur, il se décide à mettre à l'essai les facultés assez distinguées et la nonchalance orgueilleuse de son frère, Joseph.

Il la voulait; mais il hésitait à la prononcer. L'Empire tentaculaire sentait s'affaiblir, à cette distance, la puissance de ses moyens de préhension et d'action. L'expansion française dans le royaume de Naples n'est donc pas du domaine de l'histoire intérieure française. Naples ne fit jamais partie de la France. Cependant, le fort et le faible du système napoléonien se découvrent là plus qu'ailleurs peut-être en raison de l'éloignement, le lien est trop tendu ou trop relâché, alternativement.

Déléguée à un tiers, l'autorité tourne à l'indépendance d'abord, puis à la résistance, enfin, à la trahison. Et ce qui se passe à Naples retentit sur l'Italie, sur l'Empire tout entier. Joseph une fois roi, Napoléon, malgré son affection pour son aîné, le surveille de près et lui tient la bride, avec un coup de cavcçon au moindre faux pas. Sa correspondance avec Joseph est des plus abondantes et des plus significatives. Oui, sire, mais je ne puis pas ne pas être du pays où vous m'avez appelé à régner.

Joseph eut la bonne fortune de s'arracher à ce dilemme au moment même où il lui devenait intolérable. Madrid le délivra de Naples. Non sans hésitation, Napoléon, sous l'influence de Caroline, s'embarrassa de Murat.

Il connaissait l'homme; il disait de ce beau soldat cc Il n'a aucune idée de gouvernement. Le fils de l'aubergiste de Cahors entendait être roi pour de bon. Il pensait, et cela explique tout, qu'en politique comme à Ja guerre, le succès dépend de la victoire sur le front principal. Or, le front principal pour lui, c'était la Vistule. La défaite définitive des armées russes arrangerait les affaires de Naples, comme les autres.

Murat n'était pas seulement entre les mains de sa femme; il était dans les mains de l'Intrigue. Fouché et Talleyrand l'avaient assigné comme le successeur éventuel de Napoléon en cas d'accident dû au hasard de la guerre ou à quelque autre cause.

Ainsi, ils l'avaient compromis et ils l'avaient gâté; ils avaient semé, dans son âme, les premières semences de la trahison. Quant à Caroline, qui avait été la maîtresse du plus dangereux ennemi de Napoléon, Metternich, elle restait. Les Français de l'entourage de Joachim et de Caroline présentaient, sur cette terre lointaine, un singulier mélange de loyauté, d'incapacité et de scélératesse sur lequel l'Empereur ne fut renseigné qu'assez tard par la saisie des papiers d'Aymé.

Des uns et des autres, amis et ennemis, Fouché, plus ou moins, tenait les ficelles. Tout était prêt pour une aventure, quelle qu'elle fût, parmi celles où l'ambition, l'imprévoyance et l'absence de tout scrupule peuvent lancer des hommes désorbités, quand les premiers coups ébranlèrent la fortune impériale.

Murat et Caroline savaient, par l'exemple de Bernadotte, comment on s'y prend pour trahir en famille. Une polémique violente entretenait, à toute éventualité, l'aigreur d'un conflit que rien ne pouvait ni apaiser ni satisfaire. Murat adressait, à Caroline, cette lettre où sont ramassés tous ses griefs.

Aujourd'hui, l'Empereur m'impose des conditions onéreuses; il me fait signer un traité injuste et reconnaître une dette encore plus injuste; il diminue nos revenus, écrase mon commerce, paralyse mes fabriques, me commande une expédition ruineuse contre la Sicile , me demande une marine, empêche les exportations, enfin il me met dans l'impossibilité de supporter l'énorme fardeau qu'il m'impose. Il prend des décrets en maître, prescrit des dispositions à Naples comme à Paris et, quand le moment sera arrivé et que sa politique ou un caprice de lui auront conseillé de me faire descendre du trône, e duc de Cadore ira faire un autre pompeux rapport sur le roi de Naples comme il l'a fait sur le roi de Hollande.

Je conçois que l'Empereur soit le maître de vouloir qu'on marche selon son système et que nous devons le consulter pour des mesures politiques ou importantes que nous avons à prendre; il doit être notre Mentor et non pas notre maître.

On n'est pas roi pour obéir. Ensuite, comment a-t-H pu annoncer aux peuples qu'il a confiés aux princes de sa famille que ces princes doivent s'occuper des intérêts français avant de s'oc'per de ec. Murat avait emprunté à l'Empereur lui-même, en la déformant à son usage, une thèse politique qui n'était pas sans donner quelque allure à ses prétentions, celle de l'unité italienne. Murat se voyait roi de la Péninsule depuis la Sicile jusqu'au Pô.

Il eut même, à la fin, l'audace d'offrir à Napoléon un partage de l'Empire sur cette base, et il armait à plein, réunissant une armée de 60 hommes pour forcer la main à l'impérial beau-frère, si celui-ci n'acceptait pas cette étrange combinaison 2.

On dit assez haut qu'il l'a empoisonné, peut-être n'en a-t-il pas eu besoin. Nul n'est de taille à lutter avec lui et il est de'force à mettre en échec l'Empereur lui-même.

Qu'il soit, dès lors, aHUié aux sociétés subsistant de la Parthénopéenne ou suscitées par les émigrés siciliens ce serait alors une sorte de maffia , on sait qu'il se rattache à d'autres sociétés, telles que les loges francmaçonnes créées par les Français dans toutes les villes qu'ils occupent. Maghella exerce une action mystérieuse, groupe et tourne à son profit des forces innomées, et prépare, dans le silence et l'obscurité, l'accomplissement d'un des desseins les plus ambitieux qu'un homme ait conçu.

Il déteste la domination napoléonienne, il veut se rendre l'initiateur d'une Italie indépendante qui se fasse telle elle-même, qui ait son roi, son drapeau, plus tard ses Institutions libres. Pour cela, il lui faut un point d'appui, et c'est Naples; un général, et c'est Murat; une armée, et ce doit être l'armée napolitaine. Les actes de trahison sont d'octobre Caroline 8 octobre , Murat 24 octobre. Napoléon écrit à Ëlisa, le 15 décembre Que le Roi vous emprisonne ou vous tue tout cela se passe en famille mais ne souffrez pas qu'on manque à la nation.

Mettez dès à présent à ma disposition les provinces au delà du Pô et je garantis que l'Autriche ne passera pas l'Adige. Faites la paix, faites. Caroline suivait obstinément sa politique à elle, la politique autrichienne, la politique du salut par la trahison pure et simple.

On sait comment le traité du 22 janvier y compris les articles secrets accordés par Metternich à Chaumont, le 3 mars fut le triomphe de Caroline qui jouait sa partie contre son frère avec un sang-froid implacable, tandis que Murat, parmi d'indicibles tortures et des remords où il y avait beaucoup de gasconnades, livrait sa capitale aux Anglais.

Cependant la haute influence napoléonienne ne s'effacera pas. L'Italie avait à peine vu disparaître l'astre du grand homme sur l'horizon d'Occident qu'elle était toute à la mélancolie de sa perte.

L'aventure de Murat, manigancée par les fourbes de Vienne, devenait une des suites les plus émouvantes du drame napoléonien. Mais la fin sinistre de l'admirable cavalier qui avait été un si pitoyable beau-frère, n'arrêtera pas le cours de l'histoire. Par le règne si court du fils de l'aubergiste de Cahors, sur cette terre historique, ballottée depuis si longtemps entre les dominations étrangères, un sentiment nouveau était né, le patriotisme italien.

Et telle avait été, en effet, débarrassée de toutes les contingences, la grande idée du règne. Le monde du passé s'en était la paix à tout prix; gagnez du temps et vous aurez tout gagné; votre génie et le temps feront le reste. La lettre est inspirée par Fouché qui en écrit une semblable de Rome, le 27 décembre. Une singulière conséquence de la mainmise révolutionnaire française se développe, dans les deux Siciles, conformément au génie local. Des maffia, des ventes, des loges de carbonari se créent ou se développent, et elles ont, maintenant, un mot d'ordre la Révolution pour l'Unité.

Murat avait marché sur Rome et même sur Milan, à la tête d'une armée italienne. Il avait échoué; mais le rêve s'était fixé dans les esprits; il ne s'en effacera jamais. Ici même, à Naples, terre classique du séparatisme et de l'abâtardissement politique, l'empereur français, de sang italien, avait laissé en héritage, à tous les peuples italiens, l'Italie. Le régime appliquée par Napoléon aux possessions françaises de la mer Adriatique ne rentre pas'exactement dans le cadre de cette étude.

Si, Premier consul ou Empereur, il a poursuivi dans ces régions, avec une persévérance extraordinaire et une volonté qui ne s'est jamais démentie, un système d'union et d'assimilation, ce fut toujours dans un 1. Murat avait fait son possible pour conférer au royaume une organisation calquée, sur le modèle de celle qu'établissait en France son impérial beau-frère. On annonce da mort de M. Nodot, directeur de la succursale Dunlop de Dijon. Exerce-t-il sa profession de médecin?

Il n'a pas d'office en ville, ni de plaque à sa porte. Vingthuit dollars c'est toujours bon à prendre, hein sir, et à ne pas garder Allez vous asseoir 1 dit rudement le police master qui n'avait pas l'esprit philosophique.

Et vous, là, l'homme du tracteur. Pendant que le police master instruisait son enquête, le docteur en médecine Pavel-Abramoviteh Neline remontait, à grands pas lourds, vers la Water Street. Dans la poche de son pantalon, sa main étreignait avec une joie presque farouche les lourdes pièces d'argent et les billets que le sous-officier lui avait remis, et Il parlait tout seul, comme pris de délire.

Providentiel disait-il,- Oui l il n'y a pas d'autre mot, bien que je ne croie guère à la Providence Que ces imbéciles se soient fait bénévolement tamponner et écraser pour me procurer l'avitntage d'un tel gain et que Dieu ait voulu cela. Achetons de quoi manger et. Il fit, hâtivement, quelques provisions, puis pénétra chez un c chemist et là, encore, exhiba sa carte de médecin professionnel pour obtenir certains ingrédients que le pharmacien pesa minutieusement sur une balance de sûreté, après les avoir extraits de l'armoire aux poisons.

Partagez-la en deux, dans le sens de la longueur après l'avoir laiseée tiédir!. Retirez toute la chair de l'intérieur. Dans cette chair détaillez douze jscalopes régulières.

Détaillez en dés le restant de cette chair. Remplissez de ce mélange les moitlAe de carapace. Saupoudrez de parmesan, arrtjsez de beurre fondu. Faites gratiner doucement au four. Pour avoir toute satisfaction de cette recette, préparez-la avec des Pâtes Lustucru qui contiennent vraiment des oeufs frais.

Vous les trouverez partout sous toutes leurs formes nouilles, macaronis, coquillettes, nouillettes, verraicelle, faveurs, tortillons, cornets. Les négociations commerciales franco-suisses. Les négocioitions engagées Paris entre la France et la Surisse, afin d'élaborer la partie g'énéreOe d'une convention commerciale et de régler quelques ajuetements.

L'ac-cord a été réalisé sur presque tous les points. On prévoit que ta convention pourra être signée à Berne dame ta première quinzaine de juillel. Blenvenu-Marlin, président de la commission de surveillance de la Caisse d'amortissement et des dépôts nt consignations, a été Introduit dans la salle des séances par les huissiers, selon le cérémonial d'usage. Après être monté à la tri. Après un bref débat, hier, à la demande de M. Masson et Désoblln sur les Incidents qui se sont produits a l'Ecole normale de Quimper.

Le ministre de l'Instruction publique a déclaré que les sanctions seront prises avec bfenveillance. Albert Meunier a posé hier, a la Chambre, une question au ministre de la Guerre au sujet du refus d'une indemnité pour détértoration d'nne automobile par des artilleurs du camp de sissonne.

Palnlevé a déclare que dam un cas pareil, la responsabilité de l'Etat n'eit nullement engagée. Georges Bonnefous a fait ratifier par la Chambre deux conventions Internationales relatives l'une a l'exportation des peaux, l'autre l'exportation des os. Au Palais-Bourbon, la commission d'assurance et de prévoyance sociales. Elle a déridé de limiter la durée dM contrats Il vingt-cinq ans, avec faculté pour l'épargnaut d'opter, après la vHigt-cInqulôTne année, pour un délai de remboursement plus élolgné.

Jouhaux et Buisson ont eipogé tes raisons de l'émotion qui s'est mantfeitce dans la classe ouvrière en présence du proJet rectificatif sur les assurances sociales et des tentatives qui sont faites en vue d'ajourner l'application de la loi. Voici l'été mangez du poisson La Provence, pays du soleil Où le, mome est particulièrement appréciée, abonde en recettes originales et succulentes pour la préparer. La plonger dans l'huila chaude et la laisser oulre à feu moyen, bien dorée de chaque côté.

La servir avec nne marinade d'huile. Olet de vinaigre, une Jemi-feullle de laurier parsemer dessus un peu de persil UaChé et une pointe d'ail. Les fioles, bien bouchées, disparurent dans ses poches et, de nouveau, PavelAbraiioviteli Neline s'incorpora à la nuit. Mais nulle part elle n'apparaissait aussi noire, aussi dense, aussi boueuse que dans la Water Street, qui s'allongeait, déclive et luisante, entre ses hautes maisons de briques et de ciment, devenus d'un gris sale, noirâtre, sons l'influence des suies, des fumées et des brumes venues dn port.

Depuis tes lois de prohibition, on-n'y vend plus que d'inoffensives boissons hygiéniques, du lait, des infusions, des limonades gazeuses, des citronnades. Mais la morale n'y a rien gagné. Et c'est toujours dans ces officines de mort que s'alimente, en alcools de haut goût, sinon de loyale origine, toute la lie du port dockers.

Sur cette rue, comme sur celles qui l'entourent,! Et Il est fort rare qu'en ses mailles, aux jours de rafle, ce filet solide et brutal ne ramène quelque pièce de choix: La réunion diplomatique qui mettra en application le plan Young s'ouvrirait vers le 1" août Nous avons signalé hier la démarche faite par le gouvernement britannique à Paris, Bruxelles, Rome et Berlïn en vue de l'organisation de la conférence qui réglera l'application du plan Young et les questions connexes.

Macdonald, invoquant la nécessité ,pour lui-même et ses principaux collaborateurs de demeurer il Londres. A cette démarche, le cabinet du Reich a répondu qu'il ne voyait pas d'objections au choix de Londres si les autres puissances se déclaraient d'accord.

Bruxelles est du même avis, et il serait surprenant que Rome ne partageât pas sur ce point les vues du gouvernement travailliste. Pour ce qui est de la réponse française, nous croyons savoir qu'elle parviendra dès ce matin à Londres. Tout en tenant compte des desiderata britanniques, le Quai d'Orsay maintienl, pensons-nous, ses préférences, comme siège de la conférence, pour un pays neutre et fait valoir que tous les négociateurs trouveraient un avantage à se rencontrer dans une atmosphère où leur liberté d'action se trouverait entièrémeut assurée.

Néanmoins, étant donné que la plupart des participants semblent vouloir déférer au désir britannique, il est bi'en possible qu'en définitive tout le monde se prononce pour Londres. En ce qui concerne la date, rien de ferme n'est encore décidé, mais il ne parait guère probable, à cause de la discussion sur les dettes qui se prolonge au Palais-Bourbon, que nos représentants puissent être disponibles pour une conférence internationale avant fin juillet.

C'est donc autour du 1" août que l'on peut vraisemblablement situer le débat de la conférence. L'enquête ouverte à la suite de la scène dramatique d'hier au consulat de France à Berlin, ayant démontré que les époux! Le jugement sera sans doute prononce demain. Le général Dawes, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Londres, a assisté a.

Le protocole impose, pour cette cérémonte de cour, un costume spécial qui, pour les hommes, comporte les souliers à boucle, les bas de soie ri; la culoltc courte. Jusqu'ici, la plupart des ambassadeurs américains s'étaient conformés à tradition mais, démocrate de rosl'ime autant que de seiitimer!

Dans certains milieux très attachés à l'étiquette, on en a exprimé quelque surprise e peut-être quelque regret. Toutefois, les plus orthodoxes des courtisans se sont montrés satisfaits lorsqu'on a appris par un communiqué du lordcnambelliiu que l'ambassadeur américain avait bénéllcié d'une dispense spéciale. Les Dominions étudient la question de la reprise des relations avec les Soviets Londres, 27 juin dép.

Un message Exchange Telegraph de Melbourne annonce que M. Bruce, premier ministre australicn, est en posses- sion de la proposition de NI. A cet effet, il entrera en conférence avec Ies divers chefs de ministère et ils tiendront bientôt un conseil de cabinet.

Dans les milieux officiels de la capitale, l'opinion qui prévaut est que chaque dominion doit rester maitre de sa politique extérieure. C'est la première étape importante elle est de 3. Pour te conciaurs international d'avionnettes de i. Dclannc, de Châteauroux, est parti du Bourget hier, à midi 15, bord d'une uvionnclte mnnoplan de sa construction pilokée par Desenmps. Un télégramme de Reykjavik Islande annonce que l'aviateur suédois capitaine Ahrenberg, qui était retenu depuis plu- sieurs semaines à Reykjavik par sufte des mauvaises conditions atmosphériques, a tenté aujourd'hui de pouisuivre soin raid Stockholm-Xew-York dans la direction du Groenland.

Les aviateurs ct Rignot sont arrivée à Hanoï. Ils attendcnt l'autorisation des autorités pour suwoler la Chine. Demain, dixième anniversaire de la signature du traité de Versailles, le président d'Empire et le gouvernement adresseront une proclamatinn au peuple allemand, sans toutefois participer personnellement il aucune manifestation.

Les gouvernements des Etats confédérés ont été priés d'agir de même. En Prusse, ces dispositions ont créé un incident avec la jeunesse universitaire.

En effet, les grandes écoles de Berlin avaient préparé une manifestation solennelle au cours de laquelle devait parler l'historien professeur Hans Delbrûck. Hais, dans la circulaire aux fonctionnaire prussiens, le président Braun reconuttande à tous les professeurs d'observer la même réserve que le gouvernement d'Empire.

Dans ces conditions, les étudiants ont décidé de ne pas manifester. Les gouvernements d'Empire et de Prusse ont visiblement craint que la journée du 28 juin,où sont organisées des manifestations officielles, ne dégénère en une grande journée de propagande nationaliste et, que ces manifestations, et surtout les discours auxquels elles donneront lieu, ne provoquent des complications de politique étrangères, les gouvernement étrangers pouvant rendre resdes paroles qui seront prononcées dans des réunions qui auront l'estampille officielle.

Dans leur circulaire aux fonctionnaires, le gouvernement d'Empire et le gouvernement prussien font remarquer qu'il s'agit de célébrer di'gnement cet anniversaire, c'est-àdire de façon calme, et ceci d'autant plus que les gouvernements prendront eux-mêmes la parole dans la circonstance. Dans les journaux de droite la fureur est à son comble et le cabi1net d'Empire comme le cabinet prussien sont attaqués avec violence pour avoir, par leur interdiction, fait échouer un nouveau.

Les journaux publient dès ce soir de longs récits de la signature du trai! Voici le texte de l'appel adressé au peuple allemand par le président Hindenburg et les membres du gouvernement d'Empire à l'occasion du dixième anniversaire de la signature du traité de Versaintes:. Cette journée est une journée de deuil. Dix ans se sont écoulés depuis qu'à Versailles les délégués allemands pour les négociations de paix ont été obligés d'apposer leur signature sur un document qui constituait une amèrn désillusion pour les amis du droit et d'une paix véritable.

Depuis dix ans, le traité pèse sur toutes les classes du peuple allemand, sur la vie intellectuelle et économique, sur le travail de l'ouvrier et du paysan. U a fallu un travail opiniàlre et appliqué, ainsi que la cohésion unanime de toutes les parties du peuple allemand, pour détourner au moins ies plus gravies répereussions du traité de qui menaçait notre patrie dans son existence et qui mettait, en question la prospérité économique de toute t'Europe.

Le commissaire du Reich pour les territoires occupés a fait des représentations auprès de la haute commission interalliée des territoires rhénans relativement à l'interdiction par celle-ci de toute démonstration à l'occasion du dixième anniversaire de la signature du traite de Versailles. En atterrissant sur l'aérodrome de Getafe à bord d'une avionnette, le pilote civil Canedo est entré en grande vitesse dans un avion militaire qui décollait. L'avionnette a été détruite. On a retiré des débris le pilote très grièvement blessé.

Le lieutenant Lecea, pilote de l'avion militaire, a été léprfrcment atteint. La Press Association annonce que tandis qu'il s'exerçait a l'aérodrome de Hendon, en vue de la fête aérienne qui doit y avoir lieu lp 13 juillet, un avion militaire s'est écrasë sur le sol. Le pilote fut, contraint d'atterrir alors qu'il volait une très grande vitesse.

L'appareil fonça dans le talus du fort de Bron, capota et se brisa. Le sergent-chef Garder, grièvement blessé au visnage et sur diverses parties du corps, fut transporté à l'hôpital militaire Depgenettes.

Le pilote Heuri Haufnér, du 2e régiment d'aviation, survolait, cet après-midi, le champ d'aviation de Haarucnau. Piélrl, et adopté par la commission des finances.

Avant d'aborder la discussion relatire la ratification des dettes interalliées, et en raison du temps limité qui la sépare de la date d'échéance des stoeks, la Chambre, désireuse de procéder un examen approfondi des textes rfcs accords de Washington et de Londres, et en présence du nouveau plan des experts prend acte des déclarations du ijowcrnement qui accepte d'ouvrir de nouvelles négociations avec les EtatsUnis, en vue de reporter à une date ultérieure l'échéance des stocks.

Paul-Boncour apporte il cc texte l'avis favorable de la commission des affaires étrangères. Frankln-Bouillon déclare que, dans les circonstances actuelles, il ne saurait être question d'amour-propre d'auteur. Il prend acte du fait que M. Poincaré va reprendre les négociations. Il n'y a pas l'ombre d'une critique possible visant l'action du gouvernement, dit-il. Je remercie les commissions et la Chambre, et je n'ai qu'un souhait à exprimer c'est que l'unanimité de la Chambre se rallie à ce texte, non seulement par un souci de stabilité ministérielle, mais parce que c'est le devoir de toute la France de soutenir ceux qui partent en son nom.

Jean Goy déclare qu'il ne votera pas la motion. Marcel Cachin s'étonne d'avoir vu M. Poincaré, après ses déclarations antérieures, s'abandonner au courant qui s'est manifeste dans la Chambre il la fin de l'après-midi. Les modifications apportées par ta commission au texte de M. FrlanklinBnuillon n'ont pas changé l'apinion de. Il estime que si la négociation réussit, la Chambre se condamne à la ratification si elle échoue on aura simplement suscité un espoir vain accompagné d'une nouvelle déception qui viendra s'ajouter à toutes celles éprouvées depuis dix ans.

Vous allez user, dit-il, votre faculté d'nppel pour une simple question de date portant t uniquement sur l'échéance des stocks. Pour les problèmes essentiels vous vous serez forclos vous-mêmes. Le devoir des hommes politiques est de réagir contre certains entraînements. Léon Blum rappelle alors l'émotion qui naguère s'est emparée do la Chambre tout entière après un discours de M.

Marin, comme tout à l'heure après celui de Ni. Si vous aviez ce Jour-là laissé faire la Chambre, nous n'en serions pas où nous en sommes. C'est vous qui chaque fois prenez cette lourde responsabilité, lorsque la Chambre pourrait se montrer unanime de la dissocier.

Le courage est d'affronter même l'impopularité pour se maintenir là où l'on croit qu'est la sagesse et la prudence. Nous ne nous associerons pas au vote de la motion. Franklin-Bnuillon, trturné vers leg- socialistes, les supplie pour la dernière fois de voter la motion.

Je fais appel, dit-il, au sens si aigu que vous avez des réalités. L'échéance des stocks ce n'est qu'un détail, ditesvous. Mais c'est un détail qui commande tout. Puisque nous ne pouvons pas tout faire ce soir, est-ce une raison pour ne rien faire et pour ne pas parer au danger immédiat.

Il ajoute, très vivement applaudi, que ce n'est pas de l'espoir qu'il veut donnier au pays, mais qu'il veut dresser celui-ci dans l'affirmation de son droit. Léon Rlum, déclare M. Frnnklin-Bottillun, a semblé dire que nous faisions du romantisme politique. Je peux recevoir ce reproche, sauf d'un membre du parti socialiste. Vous qui êtes une minorité, c'est votre honneur de vous dresser contre ce que vous croyez être l'injustice, même quand vous êtes sûrs d'être battus.

Je vous supplie de vous rappeler que vous appartenez cette grande nation victime, non pas de l'injustice de ses amis, mais de la méconnaissance de ses alliés. Je vous supplie, au nom même de vos principes, au nom de nos morts, nu nom des générations dont il faut assurer l'avenir, de ne paj vous séparer de nous. Faites comme au temps de la Révolution, l'unanimité de la nation.

Je vous en adjure. Poincaré, au milieu d'un large mouvement d'attention, constate que la Chambre prend acte des déclarations du gouvernement. Celui-ci, ajoute-t-il simplement, apportera tous ses efforts, tout son dévouement. Cette tentative revêtait un caractère particulier du fait que le départ de Détrnyat avait été précédé de celui du capitaine Challe qui.

Celle-ci, on le sait, sera attribuée le 30 juin au pilote qui, à bord d'un avion d'une puissance maximum de chevaux, aura réalisé la meilleure moyenne horaire commerciale.

Le match était alors gagné. Mais Détroyat continuait son retour rapide sur le Bourget ou il atterrissait à h.

A-t-ll sombré, ou flotte-t-il à la dérive sur l'Atlantique?. Uc plus ch plus il apparaît certain que le Sumanciu, que montaient le commandant Franco, les aviateurs Ruiz de AIda et Gavalda ct le mécanicien Pyrez, est perdu corps et biens.

Après avoir annoncé que i'hydravion était arrivé aux Açores, des dépêche successives nous firent connaître que des épaves avaient été découvertes par un navire anglais. L'une ayrés l'autre, ces informations furent demenlies. Aujourd'hui, il ne subsiste plus qu'un très faible espoir, celui que le Numancia flotte à la dérive, quelque part sur l'Atlantique, attendant du secours.

Madrid, 27 juin dép. Cette épave pourrait titre celle du Numancia, mais, parmi tant d'informations contradictoires ou démenties, rien ne peut être affirmé, encore que la perte de l'hydravion de Franco paraisse désormais certaine. Malgré le manque de nouvellcs du Numancia, pour la recherche duquel plusieurs paquebots, navires de guerre rapides espagnols, anglais, français, italiens et portugais explorent la mer, l'opinion n'est pas découragée, car les experts en aviation estiment pour la plupart que l'appareil doit flotter à la dérive quelque part dans l'Atlantique où les aviateurs attendent l'arrivée des secours.

L'aviateur Franco et ses camarades, outre des vivres de réserve réglementaires pour trois jours, emportaient à bord de leur hydravion une trentaine de sandwiches. Les milieux officiels annoncent que, par suite du mauvais état de la mer, aux Acores. Les trois derniers comptent traverser la Manche du cap Gris-Nez à la cite anglaise, tandis que les autres ont 1 intention de tenter le parcours en partant de la côte britannique.

Enfin Mrs Myrtle Ruddleston, de n a t i o n a 1 it é américaine, a l'intention d'effectuer le trajet cap Gris-Nez-Douvres et retour. Un incendie d'une grande violence, causé, croil-on par l'échauffement d'un moteur, s'est déclaré, la nuit dernière, aux papeteries Scnopa. C'est dans le bâtiment Est que se déclara le feu qui gagna rapidement les chutes de papiers et de cellulose. La lutte contre le sinistre organisée par le personnel de la fabrique, les pompiers de Petit-Couronne. Rouen et Elbeuf, a duré toute la nuit et les pompiers sont encore sur les lieux.

Les machines qui se trouvent dans l'usine sinistrée, et que des équipes d'ouvriers français et allemands mirent huit mois à monter, valent il elles seules 8 millions. La moitié du bâtiment s'est effondrée. L'aile droite du hAtiment où se trouvent les moteurs ainsi qu'une partie du rez-de-chaussée, ont pu être préservées, ainsi, qu'un pont roulant servant au transport des balles de pâte de bois.

La fabrique employait cent cinquante ouvriers qui seront employés à d'autres travaux en attendant la remise en état de l'usine. Kerambrun, juge d'instruction chargé de t'affaire de la locomotive sanglante virent, de recevoir le rapport du docteur Muller. Le rapport est catégorique en ce qui concerne les b! La réunion ikx-iiii in- donnée hier au vélodrome Buff: Dimanche prochain, auront lieu à Vauxbuin quatre grauds concours de tir Il l'arc sur clblcs anglaises: Ces concvurs, dotés de 2.

Dans le remblai de la vole ferrée, entre Bazoches et Fismes. Pendant l'absence de Mme de Vilaer-Dubray, demeurant au lteudit la Fermiette, un voleur est entré dans son habitation restée ouverte et y a dérobé des vêtements, uu portefeuille contenant francs, un porte-monnaie contenant francs et une alliance en or. On a trouvé pendu chez lui. Louis Machuelle, soixante et un air ; qui, depuis la mort de sa femme, était devenu neurasthénique.

Dujardin, employé de chemin de fer, rue de Vervins, Marie-Rosé Maçon, journalière, a été arrêtée. Un échafaudage haut de quatre mètres s'e-st rompu sous le poids des quatre ouvriers travaillant Il la construction d'une maison. Trois sont sortis indemnes de cet accident, mais Ni Maurice Foulon, de Mercein, a dû être admis à l'hospice de Soissons avec un pied brisé.

Les marchandises dérobées ont été retrouvées cachées dans les fourré: Dans le palmarès de la coupe du Prince Poniatowsfcy tir à l'arc organisée par la compagnie de Chacrise. Daus la nuit du 10 au il mars dcrnier, la sortie d'un bal masqué qui venait d'avoir lieu à Breuil-Ie-Scc, une bagarre éclntait entre deux groupes de danseurs; d'un côté des Belges, de l'autre des Français, et des Coups furent éc6angés.

Voyant un de ses camarades, Alpbonse llémy se débattre au milieu d'un groupe de cinq Belges, le palefrenier André Le Corre Intervenait, un couteau à la main, et en frappait Joseph Obrté d'un violent coup 'ou, l'omoplate, blessure qui détermina une abondante hémorragie et la mort quelques instants après.

Cette affaire eut hier son dénouement devant la cour d'assises. Le Corre, qui avait d'excellents antécédents, a été condamné Il deux ans de prison avec sursis et francs d'amende. Quant à Rémy, il a bénéficié d'un acquittement. Ayant accouché au début d'avril dernier, la veuve Couilaré, quarante et un ans, cultivatrice à Broyes, déjà mère rie irois enfants, étouffa la petite fille qu'elle venait de mettre au monde puis. Quelque temps après, son crime était découvert.

François Croisé s'est emballé et l'équipage est venu se jeter sur l'auto de NI. Casimir Cocu, cultivateur, Seul. Croisé a été blessé. Réveillé en pleine nuit par une détonation, M. Harrissart, 13, rue le l'Abattoir, descendit dans sa cuisine et trouva sa femme, soixante-seize ans. Les gendarme ont arrêté au hal de la féte de Cam- prêny, une Jeune fille,.

Mlle Roselia Tournay qui avait dérobé un châle dans le magasin de Mme Bocciarelli, marchande de nouveautés. Le nommé François Caron, clnquante-cinq ails. L'a misérable fut arrêté. Lue kermesse organisée au profit des colonies de vacances de la jeunesse Notre-Dame aura lieu dlmancho aprè-à-midi.

René Glboycr, représentant de commerce Il Clayr-Snii'lly. Les lieux motocyclistes ont été grièvement blessés, Après avoir été pansés, fis ont été reconduits à leurs domiciles. Des inconnus ont fracturé les portes de la propriété de -NI. Lerort, villa Amélie, à Paris, et située rue des Plans-d'Argent. Il Aulnay-sous-Bois, où ils se sont emparés de toute la récolle du verger.

Eu l'absence de son mari, Mmes Eliane Téres. En passant devant un tir forain, installé sur la fête, Mmes Jeanne Tanguy, quarante-quatre ans. On a arrêté, pour abus de confiance au préjudice de M. Louis Jeannot, i, rue Saint-Honoré.

Briard Ue Laguy organisera, le 7 juillet, sous les auspices de la municipalité, du comité des fêtes et avec le concours du Petit Parisien un rallye-ballon, ouvert aux motocyclistes et automobilistes de la région parisienne. Vermauchet, aéronautc, sera donné à 16 heures, sur la place du Poilu. Germain Lamant, qui avait renversé et blessé une jeune Blle de N'antemi-les-Meaux, Mlle Hentiquez, a qui une provision de 5.

Huit Jours de prison avec sursis, francs d'amende et francs de dommages-intérêts à un commerçant de LtvryGargan, M. Valadter, sénaieur, et M. Elle groupe un grand nombre de stands. Demain, continuation du concours hippique de la foire-exposition et du comice agricole, et banquet officiel auquel assisteront le ministre ou son représentant, les ambassadeurs des Etats-Unis, de l'Halle et de la République Argentine.

La Rochelle, 27 juin dép. Petit Paristen Malgré le. On avait, en effet, redouté le refus des prisonniers de s'habiller, puis de marcher jusqu'au quai d'embarquement. Il n'en a rien été Une trentaine de gendarmes et des gardes républicains mobiles, commandés par l'adjudant Garlopeau, sont allés chercher les forçats dans leurs cellules.

Des tirailleurs sénégalais étaient proximité. Seuls, quelques prisonniers ont protesté et prononcé certaines paroles un peu vives. A leur sortie de cellule, on' leur a remis une boule de pain que, depuis trois jours. La plupart se sont alors décidés A manger et ont bu avec satisfaction l'eau qu'on leur donnait.

Sous la conduite de M. Michaeli, directeur du bagne, et de M. Guénin, commissaire spécial de la Rochelle, et sous l'escorte de tirailleurs sénégalais et de gendarmes, les forçats, au milieu d'une haie do curieux, se sont embarqués, à 7 heures, sur le navire Coliqny. Avant de descendre dans la cale, ayant aperçu sur le pont, parmi les passagers, le curé doyen de Saint-Martin-de-Ré, M. Durant la traversée, les prisonniers ont réclamé de l'eau pour se désaltérer.

L'équipage leur remit alors quatre seaux d'eau douce. Sur le quai attendaient M. André Bouffard, préfet le capitaine de gendarmerie et le commissaire spécial. Tous les mutins sont sortis de la cale du navire et se sont rangés sur le débarcadère. Ils paraissaient tous dans un certain état de faiblesse. L'un d'eux marchait très difficilement, soutenu par son compagnon de chaîne, qui est le principal meneur de la mulinerie.

Jean Ménager, de Paris, âgé d'une trentaine d'années. Un autre portait au front une profonde blessure qu'il s'était faite en tombant. Tous portaient l'uniforme réglementaire. Les uns étaient pieds nus dans des sabots de bois blanc ou des savatcs, d'autres portaient des souliers.

Tous ces forçats devaient être conduits à la gare pour prendre place dans des wagons cellulaires à destination des maisons centrales d'Angoulême et de Vannes, mais ces wagons n'étaient pas encore arrivés en gare.

Le préfet a alors ordonné de conduire tes forçats à la prison de la Nochelle. Le trajet s'est effectué à pied, au milieu d'un grand nombre de curieux, mais sans aucun incident. D'autre part, à Saint-Martin-de-Rô, la situation semble vouloir s'améliorer.

La matinée a été calme. Presque tous les forçats restants ont repris le travail. La noyée de l'Iton L'enquête d'hier n'a amené. La gendarmerie d'Évreux a continué son enquête sur les circonstances de la mort de Mme Jourdain, dont le cadavre a été, trouvé dans l'Iton; mais il est difHcile d'établir l'emploi du temps de la malheureuse octogénaire depuis le moment où plusieurs personnes la virent rue de Vernon. A Gravigny et Parville, où le passage d'une femme âgée avait été signalé 1e 16 juin, il a été établi qu'il ne s'agissait pas de Mme Jourdain.

On va chercher à établir également l'emploi du temps de Potin, tout en essayant de fixer les raisons pour lesquelles une personne, qui pouvait avoir intérêt à la disparition de la vieille femme, a suivi d'une manière si attentive l'enquête en cours. Il y a quelques semaines, Mme Jourdain avait déclaré à un voisin qu'elle possédait assez d'argent pour être admise à l'asile des PeÛtes-Sceurs-des-Pauvres elle n'était donc pas sans économies.

L'agent de police Lacogne, de Moiti. Ce soir vendredi, Ils offrent leur pro mière soirée de gala à h. Il y atjr matinée à 15 heures, v laquelle les enfn seront admis il demi-tarif. Louis Rouba S'il est vrai que bon nombre de jeunes écrivains, disciples affadis de Proust, élèves consciencfeux de Freud, se complaisent à nous donner en série des autobiographies où les aberrations mentales.

C'est le hasard, l'opportunité de parler en même t e m p s de deux livres: Leviathan et la Joie, parus à. Pour eux, le monde n'est qu'un cloaque où les humains s'entre-tuent, dans l'ombre. Mais de Green et de Bernanos, c'est le premier qui a la vision la plus pessimiste et, dans son Leviathan, il accumule tant de malheur, de méchanceté, de passions cruelles qu'on ferme son livre, à demi suffoqué. Gueret sera arrêté, Angèle mourra uiiérablement. Crimes, suicide, folie, voilà le fond de Leviathan c'est également celui de Joie.

La joie est ici celle toute mystique qui. Mlle Chantal souffre de ises nerveuses, qu'elle cache, mais Fiola surprend un jour dans un état de i-conscience, proche de l'hébétude. Nous avons, à dessein, rapproché les ets de ces deux romans pour montrer commune et désolante atmosphère pèse sur les actions et les personna-. Rétrospectives n ne cunnait pas un écrivain en se tetatant de le lire.

Le style, ce n'est toujours l'homme, graoi qu'en ait dut on, et tel maître. H c'était jouer le plus méchant tour Histoire que de préférer, sous son vert, l'interprétation d'une existence tf réalité et de t'animer au seul gré ta fantaisie. Zambien plus sage nous parait cette action nouvelle Rieder, édit. Il n'est question de roman. Marc Jar7je, la première qui ait été rassemblée même en Angleterre, patrie du grand ïll.

Placés dans ir milieu même, ces génies vont se pou'iller a nos yeux de leurs derniers rets. On ne les en connaîtra que eux pour les mieux aimer. Il commença, naturellement, par soliciter ies concurrents de NI. Ancien séminariste, il fut instituteur, comptable, fonctionnaire de l'Etat, précepteur et, en der- nier lieu, journnliste.

C'est au cours de ses reportages pour un grand journal allemand qu'il eut l'idée de rassembler ses souvenirs de guerre et de les écrire.

Faut-il ajouter qu'il fut long à trouver un éditeur? Fait curieux noter, Remarque nom qui, quoi qu'on en ait dit, n'est pas un pseudonyme descend d'une famille française établie à Osnnbruck, en Westphalie, pendant la Révolution.

Il est né dans cette ville en II ost décédé des suites de ses blessures, à la veille même de voir publier son ouvrage, qui faillit, l'an dernier, obtenir le prix Figuière de NI Pierre Lfistrinfrtiez, le scénariste connu, vient du cinéma à la littérature. Le premier numéro de Sifur vient de paraître avec des textes de choix et d'admirables photos. André lVurmser Changement de propriétaire. Ces deux livres renferment l'un et l'autre d'extraordinaires beautés ils révèlent chez leurs auteurs une sûre maîtrise de leur art.

Chez Green, on ne voit pas de salut tous les êtres étant, selon lui, dominés par le Mal et dans l'incapacité de lutter contre une inguérissable solitude de I l'âme chez Bernanos, il y a des possibilités d'évasion, des échappées sur le ciel, la foi, la lumière. On pense malgré soi, en lisant de pareilles oeuvres, à Dostoiewski, sans ta pitié, sans les remords que le grand romancier russe nous a rendus dans des pages géniales. Laissons cet aride domaine de l'imagination, car Bernanos et Green ne cherchent point à peindre la vie, qui a ses repos, ses éclaircies et ses haltes heureusement pour nous tourner avec Louis Roubaud vers notre temps et notre société tels qu'ils apparaissent à des yeux aigus qui savent pénétrer jusque dans les profondeurs.

Louis Roubaud est un romancier de talent qui a donné de multiples preuves d'un art solide et poignant. Il a rapidement conquis sa place, l'une des premières, dans le groupe trépidant des grands coureurs de route, dont Albert Londres est le maitre incontesté.

Nous avons suivi Louis Roubaud en Chine et au Pays des Mannequins, dans le royaume enchanté de la mode cette fois, il nous entraîne à la Bourse, et c'est un plaisir profitable que d'entrer dans le temple de l'argent avec un aussi vivant et divertissant compagnon, qui rend claires, palpables, des questions jusqu'ici mystérieuses pour tant de gens.

Louis Roubaud n'ignorait pas les responsabilités dont il chargeait ses épaules, au lendemain de scandales financiers qui avaient été des coups durs pour l'épargne il s'agissait d'ouvrir les yeux aux naifs, sans décourager toutefois les esprits avides d'entreprises et de progrès sociaux.

Il fallait mettre l'ar-. Louis Roubaud y a réussi, sans rien laisser dans l'ombre, avec une intelligence et une sûreté d'information de premier ordre. On trouvera certainement, à lire son livre sur la Bourse, la même surprise et le même intérêt que nous éprouvions dans ce journal à la découverte de ses articles. Ses anciens amis, qu'il rejoignait à la brasserie, lui procurèrent quelques maigres affaires.

Rien de tont cela n'était stable et ne donnait la sécurité du lendemain. Il montait de temps en temps chez Mme Durthail et, devant elle, affichait un optimisme plus grand certes qu'il ne l'éprouvait en réalité. Je veux être aussi confiante que vous. Mais en attendant le bienfait tarde un peu, convenez-en. Sa santé restait chancelante et, depuis qu'elle avait quité la Société Cotonnlère, elle non plus n'avait rien trouvé. Parfois Jean Durthail l'accompagnait dans les interminables promenades qu'il entreprenait pour occuper ses loisirs forcés.

L'enfant adorait ces sorties avec. Mais il devait aussi aller du classe. Florent errait seul dans Paris, cherchant au hasard des annonces lues la veille une tmprobahle place. Ces démarches le ramenaient, le soir, par la rue des Entrepreneurs, vers un terrain vague à l'angle de la rue Unois.

Darennes s'était fait des amis parmi ces bêtes. Chaque jour, il leur portait quelque relief de ses repas. L'un surtout, à demi paralysé, lui faisait pi-. Ce couplet, parodié de Manon, avait été modulé par le bâtonnier HenriRobert, plaidant pour la Comédie-Française contre M, André Luguet, un sociétaire qui ne veut plus l'être. Pour engager l'infidèle à revenir, la 1" chambre a décidé que M. Luguet serait tenu, pendant un mois, de répondre à toute convocation de la Comédie, sous peine d'une astreinte de 1.

Pour décourager les directeurs de théâtre qui pourraient être tentée d'imiter leurs collègues du théâtre des Célestins de Lyon, de Femina et du théâtre Antoine, lesquels avaient engagé M. Luguet, bien qu'il fût encore dans! Luguet sera solidairement responsable. Le tribunal l'a déclarée irrecevable. Il s'approcha de la bête qu'il enfourcha.

Plus loin, Il proximité de Roye Somme , il trouva sur te bord de la route une charrette anglaise. Il s'empressa d'atteler la béle Il la voiture et poursuivit sa route Mais, en arrivaat à Paris, il eut, rue des Cisraux, avec un camion, une collision dans laquelle sa voiture fut en partie démolie, ü fut contraint de dételer le cheval et gagna Bry-sur-Marne où il tenta, mals en vain, de vendre sa monture.

Peu après, les bnspecteurs MlUet, Façon et Lardy, Intrigués par son manège, eurent la curiosité de lui demander comment l'animal était devenu za propriété. Pailley se repose maintenant au dépôt des fatigues de la route. Le Journal officiel publie ce matin la liste des généraux, colonel5 et lieutenantsrolnnels désignés pour suivre les cours du Centre des hautes études militaires en Les représentants des deux fédérations se sont mis d'accord pour mener Immédiatement une action commune en vue d'obtenir une augmentation de millions des crédlts demandés par le gouvernement pour la revalorisation des traitements des foncnonnaires civils et militaires, atln de permettre le relèvement du traitement de base de 8.

La dernière partie de la séance a été loin de juitiller les espoirs qu'avaient suscités les premiers cours, lesquels s'établissaient en légère plus-value, par rapport A la veltle. En effet, une fois teiminés les rachats des vendeurs tout d'abord enregistrés, une recrudescence de réallsattons a pesé sur diverses valeurs dirigeantes et l'ambiance s'est de nouveau assombrie. Les titres les plus visés ont été nos banques, dont la baisse atteint une clnquamalne de francs en.

GoMftelds 5 45 45 Aciéries Narine. Et comme les autres, plus vite accourus à sa venue, n'eussent rien laissé pour l'infirme, Florent lui gardait une part qu'il lui donnait lui-même, tandis que les premiers servis festoyaient déjà. Jean l'accompagnait souvent au terrain vague et, par cet exemple si simplement donné, Il apprenait la bonté. Darennes se privait maintenant de tout superflu. Il avait supprimé le tabac. Souvent Il ne faisait qu'un seul repas par jour.

Pourtant, comme 11 voyait venir le moment où l'argent allait manquer, il se décida il faire une démarche près de Gabrielle et de Félix pour leur demander l'aide dont Il avait besoin. Depuis plus de deux mois les lettres qu'il leur écrivait demeuraient sans réponse. Mais bien qu'il prit soin d'indiquer son adresse sur l'enveloppe, aucune ne lui avait été retournée et Il en concluait qu'elles étalent bien parvenues à destination.

Il savait Gabrielle fort négligente. Au surplus, si quelque événement grave s'était produit h Laveline, elle l'en eût certainement Informée Un matin donc de bonne heure le train partait à huit heures trente Il se rendit à la gare de l'Est. Il tendit les deux billets à la buraliste: Un aller et retour, troisième classe. Voilà les derniers restes d'nne jolie fortune, fit-il philosophiquement. Et il passa sur le quart. L'essayeur d'autos Fortoul qui blessa dix-huit soldats devant les juges de Versailles On se souvient de l'accident qui se produisit, le 10 septembre dernier, sur la route de Saint-Cyr.

L'essayeur d'une grande firme d'automobiles, M. Jean For- tool, blessa dix-huit eoldnts d'un détachement du groupe d'alrostation qui M. Fortoul comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Versailles.

Divers témoins oonftrment la thèse de M. Fortoul, mais d'autres la contredisent et déclarent que le pneumatique éolata en touchant la bordure du trottoir aussi tôt- après l'accident. Ce point qui est fort importent n'a pu Atre entièrement éluoidé. Le substitut Delrieu se montra particulièrement sévère à l'égard de Fortoul en réclamant contre lui une peine ferme de prison. D00 francs de dommages-intérêts. Le tribunal a mis l'affaire en délibéré et ne rendra son jugement que dans le courant de juitlet.

Les membres des conseils syndicaux de la région parisienne et peux des commissions de propagande de l'Union des coopérateurs s'étaient réunis très nombreux, hier soir, dans la grande salle de la Bourse du travail. Cappocci, de l'Union des syndicats, assisté de MM. Cahut, des Coopératives de consommation et de production, présidait cette réunion, qui avait pourvut de déterminer la constitution des comtés loraux de propagande pour les assurances sociales.

Yung, de la Fédération nationale des coopérateurs, s'adressa tout particulièrement aux coopérateurs présents pour leur demander n'appuyer l'effort de propagande entrepris. A l'issue de la réunion, M. Vuiraud a donné lecture d'un ordre du jour que l'Union va adresser aux sénaleurs et députés de la région parisienne. Un curieux accident rue Watt Dépassant la limite d'une voie de chemin de fer en construction, hier vers 15 h.

Sous le choc, deux piliers du pont ont fléchi. La circitlation sera interrompue pendant plusieurs jours. Quant aux valeurs étrangères, elles ont été affectées par des offres de Londres, pesant principalement sur le Rio qui Ilnit à après 6.

Le Suez de son cote abandonne rr. En coulisse, les écarts de cours sont restreints. Seuls les pétroles subissent un certain déchet. Par contre, la Tublze a été demandée par Bruxelles. L'été approchait de sa fin et les voyageurs étaient peu nombreux. Il put s'installer dans un coin. Vers midi, ses voisins tirèrent d'un panier des provisions qu'ils attaquèrent d'un solide appétit. Il songea alors qu'il n'avait rien emporté et se reprocha sa négligence.

A l'arrêt de Nancy, comme la faim le tenaillait, il courut au buffet, acheta une miche de pain et un morceau de saucisson, alla boire un gobelet d'eau à la fontaine, puis regagna sa place. Il était cinq heures du soir. A l'employé qui ramassait les billets, il demanda où se trouvaient les établissements Chailly-Boissy.

Sur la route de Granges, un peu avant d'arriver à Aumontzey, lui répon-. Darennes se mit en route, nullement gêné par son bagage une petite valise fort légère et tout heureux de se détendre les jambes par une bonne marche, après cette longue journée d'immobilité. Il trouva sans difficulté les établissements Chailly-Bolssy. Le tissage était précédé, en bordure de la route, d'une cité ouvrière.

Mais comme celle-M reissemblait peu à celle dont, autrefois, au Val-de-la-Haye, l'ancien industriel se montrait si fier. Des enfants jouaient sur le chemin. Il leur demanda la maison du directeur. Ceux-ci se saurèrent sans répondre.

Par bonheur, une femme sortit d'une mal- sonnette et le renseigna. Le régiment des sapeurs-pompiers continue à intéresser les visiteurs de l'Exposition du feu, iiistaWt'e au cours lu Reine, par des démonstrations atltlétiques.

Les exercices exécutés hier après-midi au grimper de la planche à rainures et les sauts au cheval de vollige furent très applaudis. Cet après-midi, à 15 heures, exercices d'ensemble aux barres parallèles et exécution de pyramides. Demain, le sergent-chef Roger François, champion olympique, fera une démonstration de poids et hn'tèrPS. Dimanche après-midi se disputera le concours de plongeons de la Coupe du gymnaste spottif, offerte par le Petit Parisien.

Un concours de haut vol est aussi au programme et les maîtres nageurs des sapeurs-pompiers feront des démonstrations de sauvetage. Dimanche, a Il heures Club des Nageurs de la seine contre gagnant du match A.

Le départ de la course cycliste Bruxelles-Paris a été donné hier matin, à 8 h. Quarante-cinq coureurs ont pris le départ par un temps gris, avec un vent li'gèrcment debout. A Soignies, les coureurs sont contrôlés il h. Un peu après cette ville, une chasse a lieu. Cependant, aux approches de Mons, tout le peloton s'est reformé. Un groupe compact de quarante coureurs passe Il 10 h. A Maubeuge 80 fcm.

Armand Charlet est au commandemeat. A Veraina ion. Marcel Huot passe à 12 h. A Laon km. A Snissons km. A la Ferté-Mtlon km. A Meaux 2B5 km. L'arrivée de la course avait lieu au vélodrome Buffalo où les concurrents devaient effectuer un tour de piste. C'est le Belge Van Rossen qui s est classé premier, couvrant les kilomètres du parcours en Il h. Le Français Miiuclair termina second à deux longueurs et demie.

Vinrent ensuite Mortelmans, en 11 h. Matthyssens, Van Craenebroech, Deloor, Sadoul, etc. Deux défaites imprévues de jooeases réputées Londres. Le tournoi de tennis de Wimbledon a été aujourd'hui l'occasion d'une grande déception pour le public anglais sa grande favorite, miss Betty Nutliall, a été battue par Mrs Mitchell, autrefois miss Peggy Saunders, par , Une autre détaite, également retentissante, a été celle de Mlle Bouman.

Hotlandaise, qui a été battue par miss Ridley Grande-Bretagne , par Mlle de Alvarez a battu miss Ryan par G-4, Par ailleurs, Cochpt et Brugnon ont battu Lacheford d Williams par , , Austin et miss Nuthall ont battu Boussus et Mille Sigard par , , Borotra et Mlle Bottman ont battu de Borman et miss Bourne par , Borotra et Boussus ont battu Wright et Cracker par , , i Landry et de Buzelet ont battu Dearman et Mitchell par , , , Doumerc a promis aux délégués de Ieur fournir proenaineraent la liste des espaces libres, et de Ktir donner les dates où' les premiers terrains de Jeux seront abandonnés il la Jeunesse de Paris.

La maison était d'assez pauvre apparence, au fond d'un jardinet mal tenu; une grille, fermée de panneaux pleins entre les barreaux, l'isolant du voisinage. Il examina les êtres. Tout était d'une simplicité voisine de la médiocrité. Ils ont raison de réduire leur train de vie. Ce n'est pas moi qui les en blâmerai-. Vous ne m'attendiez pas, hein, mes enfants? Ah quelle joie c'est de vous retrouver. Je n'y tenais plus, et.

Votre dégoût, votre manque d'appétit, votre langue chargée, vos douleurs gastriques, vos coliques, ce ballonnement du ventre, vos Somnolences aipiès le repas et vos La nuit. N'oubliez pas qu'une bonne santé exige avant tout un bon esto- mac, car l'estomac est la def de voûte de l'organisme entier.

La botte 8 fr. Toutes tes résolutions proposées par le conseil d'administration ont été adoptées a l'unanimité. Le dividende a été fixé francs par action A et 33 fr. Madlnler et Ennemoml Merci, administrateurs sortants, ont été réélus et la nomination de M.

Laroze a été confirmée. Forqaenot de la Fortelle, P. Tresca ont été nommés commissaires pour un an. Enfin, Il la suite des diverses résolutions prises, les réserves se trouvent portées à millions de francs. Prlx du transport 30 fr. Prix du transport 40 tr. Circuit C Du Juillet au 16 septembre Luzecù, Bonag-uil, Casais, Domme coucher ; Jour: Domine, départ S h.

Prix du transport et voyage complet fr. Le nombre des places est limité. II existe igalemont en été, au départ de Rocamadour-gare, des services de correspondance par autocars pour Rocamadour-VICe principaux trains et la goutfre de Padirac services biquotidiens.

Darennes reprit d'un ton enjoué. Il ne faut pas que vous vous gêniez pour moi, mes enfants! Vous savez que je ne suis pas difficile et que je me contenterai de ce que vous avez Gabrlelle fera rallonger la soupe, et cela suffira 1. Vous êtes ici chez vous. La chambre d'amis n'est pas encore installée, vous n'y aurez pas vos aises.

Ah non, tu n'y auras pas tes aises répéta en écho Gabrielle. Un large escalier de chêne aux marches cirées, mais sans tapis, donnait accès au premier étase. Gabrieile conduisait son père h une pièce où se trouvaient pour tout mobilier deux chaises et un divan étroit.

Dans un coin, des malles étalent entassées, ainsi qu'un mannequin et une machine à coudre tout révélait qu'on en faisait un débarras, et qu'en effet, si l'on avait songé A lui rendre sa destination de chambre d'amis, l'exécution de ce projet avait été retardée jusqu'à tifs jours meilleurs. Limite d'age reculée a40 ans pour certains candidats et Il 52 ans pour officiers retraités. C'est vrai, nous n'avom chance, appuya Félix qui les joints.

Personne dans le pays se placer, et celles qu'on fait vont a peine arrivées. Aussi c vre Gabrielle a-t-elle bien du m la maison. Nous ai rester il Paris pour y mourir Tu aurais peut-être trouvé i lement des domestiques, mais 1es aurais-tu payés? Darennes comprit que c'étt Intarissable sujet de diseussi les époux et, pour détourner alla vers la fenêtre, l'ouvrit tusia sur la vue merveilleuse couvrait.

L'horizon et; par la forêt de Faite, couronn; tache vert sombre ies haute dues en arc de cercle de il nord-est. Une scierie faisait ente crissement. Mais ce bruit, ment interrompu, ne troublai sérénité, de l'heure. L'on peut même affirmer que la majeure partie des progrès accomplis à ce jour par L'Art Septième et sta technique découle de l'audace de ce metteur en, scène qui, lc premier, se déclara las de faire ét,ernellement de la photographie Lui et ses opérateurs avaient des fourmis dans les jambes et leurs appareils la danse de Saint-Guy Aussi.

Conséquences incalculables Horisons infinis ouverts aux jeunes yeux du cinéma Aussitôt d'innombrables microcosmes nous furent révélés. Enrichie de ce nouveau vocabulaire, la langue cinématographique connut enfin sa véritable éloquence, image assez hardie, s'agissant du film muet, souverain bientôt découronné. N'empêche que nombre de gens, qui ont pourtant vu Beti-Hur, le Patriote, les Damnés de l'océan, les Ailes, etc. Au reste, ils n'en ont ni le goût ni le Loisir, désireux uniquement ne l'oublions jamais 1 de se distraire à bon compte et Jans fatigues.

Toutefois, pour ceux qui aiment le cinéma, le considèrent comme la synthèse de tous les arts, lui reconnais-. Véritable pierre d'achoppement du style cinéuraphique S'il est virant, concis, amoureux du rythme bref, elliptique, plutôt que de nous montrer l'artificielle et pénible grimace d'un homme désespéré, il nous le peindra vu d'en haut par exentple, afin de bien montrer l'accablement des épaules descendant lourdement un escalier.

Le titi dit poulailler a compris Les exemples abondent et peuvent 'être multipliés à l'infini. Mais, déjà je me dis à quoi bon?. A quoi bon, puisque le film muet est ntort, lui, son étincelante rhétorique, ses promesses et nos plus chers espoirs 1. La 'démocratique oreille l'emporte sur l'aristocratique rétine.

Le grand magazine de l'écran publie. L'action se déroule dans nos charbonnages du Nord, à Hruay, où un studio a été Installé spéctalement. La mise en scène a été confiée a MM. Roger Wooir sera le directeur de la production,. N'ovarro, mais en réalité, Il a tout rait.

Sans parier de son métier d'acteur de cinéma qui l'a rendu célèbre, on sait qu'il est également grand musicien puisqu'il va chanter l'opéra en Allemagne.

Sur le mur de la Comédie-Française, du côté de la rue Montpensier, il y a un médaillon de Mounet-Sully trop souvent, entre parenthèses, recouvert de poussière. Mais les compatriotes du grand tragédien, qui était né à Bergerac, veulent aussi rendre hommage à sa mémoire et ont formé le projet d'élever un monument en son honneur. A son effigie se joindra celle de son père, Paul Mounet, qui, lui aussi, eut une belle carrière.

Aucun artiste, au théâtre, n'eut une plus haute conscience que Mounet-Sully. Le succès même ne le satisfaisait pas. Il cherchait toujours une interprétation plus profonde des rôles qu'il abordait. Je me rappelle qu'il me raconta un jour le rêve qu'il lui arrivait de faire quelquefois, précisément par ce tourment du mieux, du mieux encore, qui le hantait. Il imaginait que, mêlé'au public, il se présentait au contrôle de la Comédie.

N'importe, donnez-moi un fauteuil d'orchestre. Quand celui-ci paraissait dans son rêve , il était pris d'une grande émotion. Ainsi allait-il se juger, se considérer objectivement. A chaque réplique, à chaque geste de cet acteur qu'il croyait voir, il frémissait. Dans cette illusion de suivre attentivement le jeu de son double, il se critiquait. Il y avait un ahime entre la conception qu'il avait alors du rôle et l'exécution de ce rôle. On applaudissait, mais il eût voulu imposer silence à la salle, dire l'imperfection, qui se révélait soudain à lui, des moyens d'expression employés.

Ils étaient pâles à côté de ce qu'il sentait. Et c'étaient des transes et des angoisses, de la plus noble essence d'ailleurs, puisque ce trouble était causé par une vision supérieure de l'interprétation du personnage qui se présentait à lui tel que son enthousiasme le créait. Puis le Mounet-Sully de la scène et le Mounet-Sully du fauteuil d'orchestre se confondaient, et il s'écriait tout à coup, s'adressant au public.

Ce n'est pas moi Ce n'est pas la vraie traduction de ma pensée 1. Et ce spectacle imaginaire lui était si pénible, par la supériorité de son idéal vis-â-vis de la réalisation, qu'il se réveillait dans des sueurs froides. Un tel rêve, poignant jusqu'à être douloureux, attestait ses constantes réflexions sur son art, quelles que fussent sa maîtrise et cette belle ambitioa qu'il avait de se surpasser lui-même.

Les noms de ses interprètes auront tous la grande notoriété Got, Coquelin, Miron, Mmes Cousin, Croizette, Reichemberg et Agar, qui reparaissait à la Comédie-Française après une longue absence. La pièce fut reprise à l'Odéon, en longtemps après la mort d'Emile Augier. L'héritier des droits du grand auteur dramatique était alors Paul Déroulède.

Mais, pour les raisons politiques que l'on sait, il était en prévention à la prison de la Santé. Ce fut donc là que le directeur du théâtre dut aller lui demander l'autorisation de jouer la pièce, et ce fut dans ces conditions originales que s'établit la nouvelle distribution, ayant en tête Chelles et Marie Magnier.

Le rôle de Mme Fourchambault convenait bien à sa nature, tout en dehors.

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